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 LE LANCER

 

C’est la pêche active par excellence : des lancers / ramenés successifs, souvent à grande distance, de différents types de leurres. Se pratique aussi bien en bateau que du bord, en prospectant les zones côtières où le poisson aime se tenir parce qu’il y trouve ses proies : bordure des patates, bordure des tombants, hauts fonds rocheux, passes …

Lancer lourd exotique en bateau        Double combat au lancer lourd en bateau à Djibouti

  Matériel : canne, moulinet et tresse doivent être coordonnés (équilibrés), et adaptés en puissance aux destinations, tailles de poisson recherchés, tailles et poids de leurres utilisés. La canne est longue, pour faciliter le lancer. Le moulinet a un ratio de récupération élevé pour être adapté à toutes les formes de maniement du leurre. Deux gammes de matériel (fort et moyen) couvrent à peu près tous les besoins des destinations exotiques … (consulter le catalogue). Elles permettent de pêcher partout dans le monde, sportivement, avec sécurité, et avec l'excitation du combat rêvé depuis de longs mois ... La gamme lourde permet aussi de pratiquer la petite traîne et les pêches à soutenir dans d'excellentes conditions.

 

 Les leurres à lancer de surface (Popper, Stickbait, Flapper). Le leurre est animé en surface, pour créer l’illusion d’une chasse destinée à attirer un prédateur et le faire attaquer. Ce type de pêche se pratique au mieux sur des hauts fonds (moins de 20-25 m). Au delà, attirer un poisson de fond en surface devient très aléatoire. La touche est toujours spectaculaire et d'une grande puissance. Pratiquement tous les grands prédateurs exotiques sont susceptibles de mordre sur ce type de leurres : carangues, mérous, carpes rouges, thazards, barracudas, requins, thons, rainbow runner, napoléon, elops, tarpons, espadon voilier …

 

 

- TECHNIQUES -

 

 POPPERS

   

 
Un coup d'oeil à la vidéo de technique du popping ? ...  
 
 
 
 
L’extrémité proximale du popper (*) est creusée (fortement concave) et/ou biseautée vers le haut, ce qui permet de faire gicler (« popper ») le leurre à la surface de l'eau en produisant bruyamment des gerbes d’eau à chaque tirée. Plus les tirées sont puissantes, plus l’effet est spectaculaire et susceptible d’attirer les poissons de loin (et de profond).

 Popper Cubera pour le lancer lourd exotique              

                                

Etre à plusieurs à popper bruyamment ensemble sur un même spot augmente considérablement l’attractivité. Le popping est extrêmement efficace sur une chasse à vue, ou à proximité des bancs de poisson fourrage,  mais cette technique peut aussi attirer les poissons de très loin.

 

N'hésitez pas à remonter des triples renforcés sur vos leurres qui sont souvent vendu avec un armement insuffisant pour les pêches exotiques fortes ... Car la puissance de nos adversaires est toujours surprenante


 
STICKBAITS

 "Long slide" ("longue glissade") : donner des coups de cannes secs et espacés en marquant des temps d'arrêt pour faire croire à un poisson agonisant.

Le "Walking the dog" (« promenade du chien ») : nage chaloupée faisant zigzaguer le leurre tel un poisson blessé en fuite. Demande un certain coup de main : donner des à coups tout en tenant compte de la ligne, trop mous le leurre ne travaille plus, trop rapides le leurre est tiré.

Le "Diving" (« plongeur ») : faire plonger le stickbait (*) légèrement sous l'eau (canne basse) et relâcher pour faire remonter le poisson. L’objectif est de mimer un poisson qui ne parvient pas à plonger.

Le "Stop & Go" (« arrêt et départ ») : des arrêts successifs, espacés de manière aléatoire, en varier le tempo et la force des départs. Cette technique peut utilement se combiner aux autres …


 FLAPPER

Leurre à tête double biseautée, à ramener le plus rapidement possible en surface pour qu’il saute sur l’eau, particulièrement indiqué dans les chasses de thon.

 

  Les leurres a lancer plongeants (plug, poisson nageur, cuiller, jigs légers)
 

 PLUG

    

L’extrémité proximale du plug est biseautée vers le bas. Bien que flottant et sans bavette, c’est donc un leurre qui plonge à la tirée. On l’utilise particulièrement dans les courants, en ramenant contre le courant à la vitesse qui permet de le sentir nager. C’est un type de leurre absolument incontournable au Gabon où il peut tout prendre, mais qu’il n’est pas interdit de sortir ailleurs quand les conditions s’y prêtent …

 

 POISSON NAGEUR A BAVETTE

Le plus connu des leurres. Qui n’a pas participé à une sortie de petite traîne et n’a pas flashé sur ces vieux leurres tailladés par des générations de barracudas !

La plupart d’entre eux ne sont pas adaptés au lancer (trop légers ou trop lourds), mais plusieurs gammes ont été spécialement créées pour le lancer exotique (tout en pouvant toujours être traînés si besoin).

Pour le lancer, ils sont flottants ou plongeants, coulant ou remontant à la récupération, pêchant plus ou moins profondément selon ces caractéristiques, la taille ou la forme de la bavette, la vitesse de récupération. Ils permettent donc d’explorer rapidement toute l’épaisseur d’eau. Ceux de dernière génération peuvent être lancés aussi loin qu’un gros popper. Ils sont devenus indispensables dans la boîte du lanceur.


  CUILLERS

Aussi connues et variées que les poissons nageurs. Lancer loin, ramener très rapidement. Souvent cantonnées à la capture des vifs dans les chasses ou de la berge, elles peuvent réserver de belles surprises un peu partout.


 JIG « LEGER »

Les petits jigs, dans des grammages de 50–100g, peuvent être utilisés comme une cuiller, avec l’avantage de pouvoir atteindre des distances de lancer élevées et traquer les chasses de très loin.

 



LE JIGGING

  Le Jig  : un lourd leurre métallique plombé, à animer verticalement en eau profonde (30 – 150 m), à l’aplomb d’un bateau, qui permet d'explorer des zones profondes et soumises à de forts courants, peu exploitées par les autres formes de pêche. Les jigs proposés sur le marché sont adaptés à la profondeur ciblée et au courant, descendant plus ou moins vite (en fonction de leur grammage et de leur forme) et papillonnant plus ou moins à la descente.

 

 

 Matériel : les cannes à jig sont impérativement courtes, sous peine de rendre l’exercice impraticable. Par contre, le ratio de récupération du moulinet est moins important que pour le lancer. Canne, moulinet et puissance de tresse doivent être coordonnés. Pour le jig exotique, du matériel fort est recommandé car la prise de votre vie peut à tout instant se trouver au bout de votre ligne ... et il vous fera rarement des cadeaux par 100m de profondeur !

 Technique : C’est une pêche qui devient vite très physique … On laisse couler le jig jusqu’au fond avant de le remonter en dandinant verticalement (on tire, on mouline, on tire, on mouline....). Il est souvent payant de varier les vitesses de récupération et d’essayer quelques temps de pause. Les prises se font le plus souvent pendant la remontée. Les attaques et les départs sont violents, le ferrage est nécessaire et le frein doit être impérativement bien serré.

Avantage considérable : on peut explorer toute la colonne d’eau et toucher des poissons très variés vivant à des étages différents.

Pour chercher les poissons de fond, on anime le jig sur une hauteur d'une quinzaine de mètres à partir du fond. Pour chercher des poissons de pleine eau on couvre toute la profondeur du fond jusqu’à la surface, en accélérant à l’approche de la surface (là où les poissons nagent plus rapidement)


TETE PLOMBEE ET LEURRE SOUPLE

Ils peuvent être dandinés à la verticale du bateau comme un jig, ou lancés et ramenés lentement au ras des fonds sableux et relativement peu profonds (meurtrier en Afrique de l’Ouest sur otolithe, capitaine, cobia). Dans ce dernier cas, peut aussi bien être pratiqué en bateau que du bord. Le ferrage à la touche est indispensable (frein serré), d’autant qu’elle peut être discrète. Toujours prévoir des leurres souples de rechange ! Se pratique avec du matériel de lancer.


PECHES A SOUTENIR (Palangrotte dérivante ou calée, pêche au vif en dérive)

Ne jamais négliger ces pêches considérées par certains comme moins sportives. Elles peuvent sauver votre sortie, et deviennent vite sportives si vous piquez un tarpon, un beau requin, un gros dent de chien … ou un marlin … Elles se pratiquent donc avec du matériel fort : soit lancer lourd, soit jig lourd, soit même matériel de grande traîne si vous ne recherchez pas trop les sensations fortes …


 La pêche au vif 

Souvent, les plus gros poissons sont touchés au vif en dérive. Cette pêche ne gène pas la pratique du popper ou du jig, et permet au contraire de tenter un autre poisson qui aurait été de toute façon insensible aux leurres. Encore faut-il disposer d’un appât vivant ! Mais sinon un tronçon de poisson frais peut aussi être tentant ! Dans tous les cas, la probabilité de toucher un requin est élevée … le bas de ligne doit donc être en conséquence …

 

  Lionel vous a préparé une revue exhaustive des techniques de pêche au vif en mer. Ouvrez d'urgence le lien ci-dessous ! Vous y trouverez tout sur les montages, les appâts, le matériel ... en fonction des conditions de pêche !!  

  www.location-pechexotiques.fr/upload/LA%20PECHE%20AU%20VIF.pdf

 


 SURFCASTING EXOTIQUE


     

Le surfcasting : pêche conviviale par excellence, accessible à tous (pas de mal de mer !), propice à la rêverie (ah ! les couchers de soleil tropicaux sur la plage) … tout pour en faire un objet d’expédition entre amis, ou pour couper un séjour plutôt orienté lancer.

De beaux rouleaux qui meurent doucement au dessus d’une baïne, à quelques dizaines de mètres d’une plage de sable blanc adossée à la forêt exotique … ne cherchez plus, vous avez trouvé LE SPOT.

Le surf permet de toucher tous les poissons côtiers, jusqu’aux plus gros. Les plus beaux poissons évoluent généralement dans les 30 premiers mètres : inutile donc de vouloir à tout prix lancer le plus loin possible … Par contre, la canne doit pouvoir lancer un ensemble plomb (150 – 200g) + appât (100 – 500g) de 300 à 800g. Il s’agit donc d’un matériel puissant et spécifique à ces pêches exotiques (réf. catalogue). Le plomb grappin doit avoir de longues branches de section élevée, pour résister au courant souvent puissant. Menu : filet de poisson, poisson entier (sans la queue pour éviter qu’il vrille), crabe (sans les pattes pour qu’il ne s’ensable pas), seiche, calamar … impérativement très frais.

Pour les destinations exotiques, oubliez les montages trop sophistiqués. Le montage ici gagne à être simple, solide et auto-ferrant (circle hook). Il faut que le poisson puisse se ferrer seul (= frein suffisamment serré), le pêcheur étant rarement canne en main à la touche. Mais le départ à la touche peut être dévastateur, et il vaut mieux rester près de sa canne, au risque de la voir sauter de son support et partir irrémédiablement à la mer à la vitesse du TGV …


« PETITE TRAINE », « TRAINE LENTE »

Il s’agit d’une traîne lente (moins de 5-6 nœuds), très facile à pratiquer quelle que soit votre embarcation. Peux détendre après quelques jours éreintant de lancer … Permet de toucher à peu près tous les prédateurs … sans trop se fatiguer. Mais qui n’a pas commencé par là !!


  La pêche aux leurres
 Les leurres sont des poissons nageurs, à bavette ou non. Les modèles sont conçus pour pêcher à une profondeur donnée. On les choisit donc en fonction de la profondeur que l’on souhaite prospecter, et bien sur de la profondeur dans la zone où l’on pêche pour éviter d’accrocher le fond. Quant à la couleur… fiez-vous au pêcheur local … et changez si ça ne marche pas ! Un truc : modifier l’inclinaison de la bavette à l’aide d’une pince pour modifier en conséquence la profondeur de nage. Un conseil : ne lésinez pas sur la solidité du leurre, et surtout de l’anneau brisé et des triples qui d’origine sont presque toujours trop faibles. N’oubliez pas non plus de toujours bien assurer votre canne dans son support avec une cordelette, et de bien régler le frein (suffisamment desserré pour ne pas casser à la touche, suffisamment serré pour ferrer …)

 

 Pêche à la traîne au vif : montage en catalina

Une cordelette est passée avec une aiguille mousse dans les narines du vif. Elle est attachée à la courbure d'un hameçon, sur un bas de ligne nylon (pas de requins ou wahoos en vue), ou acier. Une dérivation sur acier vers un hameçon supplémentaire accroché à la queue peut être utile pour les wahoos qui aime bien sectionner le vif à ce niveau. Il faut bien sur traîner à vitesse très faible, voir ponctuée de courts sur-place. La bonite est l’appât de choix. Ce type de pêche se pratique sur les hauts fonds, le long de la barrière de corail, des tombants, des DCP (dispositif concentrateur de poisson), en bordure des bancs de bonite, en périphérie des épaves et des objets flottants. Tenir le vif en laisse à la main est très excitant, surtout quand on a la chance de sentir le marlin tuer, pluis gober la bonite en veillant bien à ne pas l’alerter par une tension anormale dans la ligne !


 Pêche à la traîne à flapper

L’appât est généralement un ventre de bonite correctement taillé et recousu sur lui-même avec l'hameçon piqué dans le ventre et bien caché dans le poisson. Votre skipper sait très bien le faire … regardez attentivement comment il fait pour devenir rapidement « autonome » ! Il est payant d’atteler ce montage à un octopus, qui en devient beaucoup plus attractif. On traîne ici plutôt lentement.


 GRANDE TRAINE, TRAINE RAPIDE

   

C’est une pêche à l’aide de leurres de surface, ou peu plongeants, destinée à rechercher les poissons rois en traîne tropicale : coryphènes, thons, espadons et marlins. La vitesse de traîne est de l’ordre de 5 à 15 noeuds.

 

Les leurres : des gros jets siffleurs, des octopus, des leurres souples, et une « daisy chain ». Il existe de gros jets siffleurs à large tête concave plastique ou métallique, percée de trous ou non. Il existe également de gros leurres souples en forme de poisson. La « daisy chain » est un jeu de 5 leurres souples type octopus mais non armés, traînés à quelques mètres derrière le bateau comme teaser pour attirer les poissons chasseurs dans le sillage, et les amener vers les leurres équipés d’hameçons d'hameçons.

Plus il y a de leurres à l'eau, plus le prédateur a l'impression d'un banc important de proies, ce qui lui laisse entrevoir une probabilité accrue de captures … sans trop de fatigue. Multiplier les cannes et ajouter de nombreux teasers est donc recommandé.

Même si vous êtes inconditionnel des pêches plus actives, ne négligez pas pour autant la grande traîne en vous déplaçant sur des grands fonds entre deux spots de lancer ou de jig. Maîtriser en stand up un grand pélagique sur une ligne légère fait quand même partie des grands moments d’une vie de pêcheur …