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LE LANCER
C’est la pêche active par excellence : des lancers / ramenés successifs, souvent à grande distance, de différents types de leurres. Se pratique aussi bien en bateau que du bord, en prospectant les zones côtières où le poisson aime se tenir parce qu’il y trouve ses proies : bordure des patates, bordure des tombants, hauts fonds rocheux, passes …
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Un coup d'oeil à la vidéo de technique du popping ? ...
L’extrémité proximale du popper (*) est creusée (fortement concave) et/ou biseautée vers le haut, ce qui permet de faire gicler (« popper ») le leurre à la surface de l'eau en produisant bruyamment des gerbes d’eau à chaque tirée. Plus les tirées sont puissantes, plus l’effet est spectaculaire et susceptible d’attirer les poissons de loin (et de profond).
Etre à plusieurs à popper bruyamment ensemble sur un même spot augmente considérablement l’attractivité. Le popping est extrêmement efficace sur une chasse à vue, ou à proximité des bancs de poisson fourrage, mais cette technique peut aussi attirer les poissons de très loin.
N'hésitez pas à remonter des triples renforcés sur vos leurres qui sont souvent vendu avec un armement insuffisant pour les pêches exotiques fortes ... Car la puissance de nos adversaires est toujours surprenante
"Long slide" ("longue glissade") : donner des coups de cannes secs et espacés en marquant des temps d'arrêt pour faire croire à un poisson agonisant.
Leurre à tête double biseautée, à ramener le plus rapidement possible en surface pour qu’il saute sur l’eau, particulièrement indiqué dans les chasses de thon.
L’extrémité proximale du plug est biseautée vers le bas. Bien que flottant et sans bavette, c’est donc un leurre qui plonge à la tirée. On l’utilise particulièrement dans les courants, en ramenant contre le courant à la vitesse qui permet de le sentir nager. C’est un type de leurre absolument incontournable au Gabon où il peut tout prendre, mais qu’il n’est pas interdit de sortir ailleurs quand les conditions s’y prêtent …
Le plus connu des leurres. Qui n’a pas participé à une sortie de petite traîne et n’a pas flashé sur ces vieux leurres tailladés par des générations de barracudas ! La plupart d’entre eux ne sont pas adaptés au lancer (trop légers ou trop lourds), mais plusieurs gammes ont été spécialement créées pour le lancer exotique (tout en pouvant toujours être traînés si besoin). Pour le lancer, ils sont flottants ou plongeants, coulant ou remontant à la récupération, pêchant plus ou moins profondément selon ces caractéristiques, la taille ou la forme de la bavette, la vitesse de récupération. Ils permettent donc d’explorer rapidement toute l’épaisseur d’eau. Ceux de dernière génération peuvent être lancés aussi loin qu’un gros popper. Ils sont devenus indispensables dans la boîte du lanceur.
Aussi connues et variées que les poissons nageurs. Lancer loin, ramener très rapidement. Souvent cantonnées à la capture des vifs dans les chasses ou de la berge, elles peuvent réserver de belles surprises un peu partout.
Les petits jigs, dans des grammages de 50–100g, peuvent être utilisés comme une cuiller, avec l’avantage de pouvoir atteindre des distances de lancer élevées et traquer les chasses de très loin.
Avantage considérable : on peut explorer toute la colonne d’eau et toucher des poissons très variés vivant à des étages différents.
TETE PLOMBEE ET LEURRE SOUPLE Ils peuvent être dandinés à la verticale du bateau comme un jig, ou lancés et ramenés lentement au ras des fonds sableux et relativement peu profonds (meurtrier en Afrique de l’Ouest sur otolithe, capitaine, cobia). Dans ce dernier cas, peut aussi bien être pratiqué en bateau que du bord. Le ferrage à la touche est indispensable (frein serré), d’autant qu’elle peut être discrète. Toujours prévoir des leurres souples de rechange ! Se pratique avec du matériel de lancer. PECHES A SOUTENIR (Palangrotte dérivante ou calée, pêche au vif en dérive) Ne jamais négliger ces pêches considérées par certains comme moins sportives. Elles peuvent sauver votre sortie, et deviennent vite sportives si vous piquez un tarpon, un beau requin, un gros dent de chien … ou un marlin … Elles se pratiquent donc avec du matériel fort : soit lancer lourd, soit jig lourd, soit même matériel de grande traîne si vous ne recherchez pas trop les sensations fortes …
Souvent, les plus gros poissons sont touchés au vif en dérive. Cette pêche ne gène pas la pratique du popper ou du jig, et permet au contraire de tenter un autre poisson qui aurait été de toute façon insensible aux leurres. Encore faut-il disposer d’un appât vivant ! Mais sinon un tronçon de poisson frais peut aussi être tentant ! Dans tous les cas, la probabilité de toucher un requin est élevée … le bas de ligne doit donc être en conséquence …
www.location-pechexotiques.fr/upload/LA%20PECHE%20AU%20VIF.pdf
SURFCASTING EXOTIQUE
Le surfcasting : pêche conviviale par excellence, accessible à tous (pas de mal de mer !), propice à la rêverie (ah ! les couchers de soleil tropicaux sur la plage) … tout pour en faire un objet d’expédition entre amis, ou pour couper un séjour plutôt orienté lancer.
De beaux rouleaux qui meurent doucement au dessus d’une baïne, à quelques dizaines de mètres d’une plage de sable blanc adossée à la forêt exotique … ne cherchez plus, vous avez trouvé LE SPOT. Le surf permet de toucher tous les poissons côtiers, jusqu’aux plus gros. Les plus beaux poissons évoluent généralement dans les 30 premiers mètres : inutile donc de vouloir à tout prix lancer le plus loin possible … Par contre, la canne doit pouvoir lancer un ensemble plomb (150 – 200g) + appât (100 – 500g) de 300 à 800g. Il s’agit donc d’un matériel puissant et spécifique à ces pêches exotiques (réf. catalogue). Le plomb grappin doit avoir de longues branches de section élevée, pour résister au courant souvent puissant. Menu : filet de poisson, poisson entier (sans la queue pour éviter qu’il vrille), crabe (sans les pattes pour qu’il ne s’ensable pas), seiche, calamar … impérativement très frais. Pour les destinations exotiques, oubliez les montages trop sophistiqués. Le montage ici gagne à être simple, solide et auto-ferrant (circle hook). Il faut que le poisson puisse se ferrer seul (= frein suffisamment serré), le pêcheur étant rarement canne en main à la touche. Mais le départ à la touche peut être dévastateur, et il vaut mieux rester près de sa canne, au risque de la voir sauter de son support et partir irrémédiablement à la mer à la vitesse du TGV … « PETITE TRAINE », « TRAINE LENTE » Il s’agit d’une traîne lente (moins de 5-6 nœuds), très facile à pratiquer quelle que soit votre embarcation. Peux détendre après quelques jours éreintant de lancer … Permet de toucher à peu près tous les prédateurs … sans trop se fatiguer. Mais qui n’a pas commencé par là !!
Une cordelette est passée avec une aiguille mousse dans les narines du vif. Elle est attachée à la courbure d'un hameçon, sur un bas de ligne nylon (pas de requins ou wahoos en vue), ou acier. Une dérivation sur acier vers un hameçon supplémentaire accroché à la queue peut être utile pour les wahoos qui aime bien sectionner le vif à ce niveau. Il faut bien sur traîner à vitesse très faible, voir ponctuée de courts sur-place. La bonite est l’appât de choix. Ce type de pêche se pratique sur les hauts fonds, le long de la barrière de corail, des tombants, des DCP (dispositif concentrateur de poisson), en bordure des bancs de bonite, en périphérie des épaves et des objets flottants. Tenir le vif en laisse à la main est très excitant, surtout quand on a la chance de sentir le marlin tuer, pluis gober la bonite en veillant bien à ne pas l’alerter par une tension anormale dans la ligne !
L’appât est généralement un ventre de bonite correctement taillé et recousu sur lui-même avec l'hameçon piqué dans le ventre et bien caché dans le poisson. Votre skipper sait très bien le faire … regardez attentivement comment il fait pour devenir rapidement « autonome » ! Il est payant d’atteler ce montage à un octopus, qui en devient beaucoup plus attractif. On traîne ici plutôt lentement. GRANDE TRAINE, TRAINE RAPIDE C’est une pêche à l’aide de leurres de surface, ou peu plongeants, destinée à rechercher les poissons rois en traîne tropicale : coryphènes, thons, espadons et marlins. La vitesse de traîne est de l’ordre de 5 à 15 noeuds.
Les leurres : des gros jets siffleurs, des octopus, des leurres souples, et une « daisy chain ». Il existe de gros jets siffleurs à large tête concave plastique ou métallique, percée de trous ou non. Il existe également de gros leurres souples en forme de poisson. La « daisy chain » est un jeu de 5 leurres souples type octopus mais non armés, traînés à quelques mètres derrière le bateau comme teaser pour attirer les poissons chasseurs dans le sillage, et les amener vers les leurres équipés d’hameçons d'hameçons. Plus il y a de leurres à l'eau, plus le prédateur a l'impression d'un banc important de proies, ce qui lui laisse entrevoir une probabilité accrue de captures … sans trop de fatigue. Multiplier les cannes et ajouter de nombreux teasers est donc recommandé. Même si vous êtes inconditionnel des pêches plus actives, ne négligez pas pour autant la grande traîne en vous déplaçant sur des grands fonds entre deux spots de lancer ou de jig. Maîtriser en stand up un grand pélagique sur une ligne légère fait quand même partie des grands moments d’une vie de pêcheur …
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